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ICBL appelle à une francophonie sans mines
Author/Origin: ICBL brigotSPAMFLTER@SPATMFLTERicbl.org |
(Wednesday 16 October 2002 Beyrouth) A l’occasion du Sommet de Beyrouth, la Campagne Internationale pour Interdire les Mines appelle les Etats Membres de la Francophonie à renouveler leur engagement contre les mines.
Dans une lettre adressée aux Etats membres de la Francophonie qui se réuniront à Beyrouth (Liban) du 18 au 21octobre prochain, les membres de la Campagne Internationale pour Interdire les Mines (ICBL), Prix Nobel de la Paix, appellent leurs gouvernements à la ratification/accession de la Convention d’interdiction des Mines par tous les Etats ainsi qu’à sa mise en oeuvre complète.
«Nous souhaitons que l’universalisation de la Convention, l’assistance aux victimes des mines, l’action contre les mines d’une manière globale demeure une des priorités de la Francophonie dans les années à venir» déclare Sylvie Brigot, représentante de l’ICBL «Pendant le sommet de Beyrouth, nous espérons que les Etats membres de la Francophonie renouvelleront leur engagement dans ce combat contre les mines etqu’ils demanderont au Secrétaire Général de poursuivre les efforts entamés en 1999, à Moncton» ajoute t’elle.
Le moment est en effet crucial. En 2003, les premiers Etats Parties à la Convention devront avoir détruit l’ensemble de leurs stocks; en septembre 2004 aura lieu la première conférence d’examen de la Convention et en 2009, les pays minés qui ont été parmi les premiers à ratifier la Convention devront avoir déminé leur territoire.
La Convention compte aujourd’hui 129 Etats Parties, dont 40 Etats sur les 55 membres/observateurs de l’OIF. Haïti, la Lituanie, la Pologne, Sao Tome et Principe et Vanuatu ont signé le Traité mais ne l’ont pas ratifié et la République Centrafricaine a adopté une loi d’accession sans l’avoir déposée encore formellement auprès des Nations Unies. 49 Etats refusent toujours d’y adhérer dont cinq membres de la Francophonie: l’Egypte, le Laos, le Liban, le Maroc, et le Vietnam. L’Egypte et le Vietnam étant producteurs de mines antipersonnel.
Les mines antipersonnel sont encore utilisées dans un trop grand nombre de pays, par des forces gouvernementales ou des groupes rebelles. Le Rapport 2002 de l’Observatoire des Mines: Vers un Monde sans Mines fait état d’allégations sérieuses concernant l’utilisation de mines antipersonnel entre mai 2001 et mai 2002 par les troupes du Burundi et les rebelles burundais sur le territoire burundais et en République démocratique du Congo par l’armée burundaise et les forces du RCD.
23 membres de la Francophonie sont affectés à des degrés divers par la présence de mines et/ou engins non explosés et de nouvelles victimes de ces armes ont été enregistrées entre mai 2001 et mai 2002 dans 19 d’entre eux, dont le Liban, pays hôte du Sommet de la Francophonie, cette année. «Plus de 400 000 mines sont enterrées au sud du Liban» déclare Haboubba Aoun, du Landmine Resource Center, «ces mines représentent le premier obstacle aux efforts de reconstruction, du développement et au retour des déplacés et empêchent les villageois de reprendre une vie normale» ajoute-t’elle.
«Malgré les efforts de l'Armée Libanaise et du Bureau National du Déminage, 34 nouvelles victimes ont été enregistrées en 2002. La campagne nationale de prévention contre les mines continue massivement. Le soutien des Emirats Arabes Unis aux programmes de déminage a donné beaucoup d'espoir aux habitants du Sud, mais nous souhaitons que l’effort soit encore plus grand, et que le Liban adhère à la Convention d’interdiction des mines». Dans la région seuls la Jordanie, le Yémen et le Qatar sont Parties au Traité. Le Landmine Resource Center sera présent au Sommet et organisera des actions de sensibilisation et des rencontres avec les participants.
En 1999, Mr Boutros-Ghali engageait l’OIF dans le combat contre les mines. Depuis, 25 membres de la Francophonie sont devenus Parties au Traité, des programmes de déminage et d’éducation aux dangers des mines se sont mis en place, des stocks se sont détruits.Mais le chemin est encore long avant de parvenir à une «Francophonie sans Mines» et répondre ainsi concrètement aux espoirs des personnes qui vivent sur des terres minées. Il est donc urgent de mobiliser maintenant toutes les énergies pour que la terre soit déminée, et les victimes aidées.
Pour toute information complémentaire, visitez le site Internet de la Campagne Internationale (www.icbl.org) ou contactez:
- Habbouba Aoun, Landmines Resource Center, Tél: + 961 1562108/9 , + 961 3658573, ou SPAMFLTER@SPATMFLTERbalamand.edu.lb">landmineSPAMFLTER@SPATMFLTERbalamand.edu.lb
- Sylvie Brigot, ICBL, Chargée des Relations avec les Gouvernements, +33 1 47 88 97 53, +33 6 07 17 27 76 ou SPAMFLTER@SPATMFLTERicbl.org">brigotSPAMFLTER@SPATMFLTERicbl.org
Link(s) to more information:
- La Francophonie et la Convention d’interdiction des mines antipersonnel
- Lettre aux ministres des affaires etrangeres des etats membres de la francophonie
- Documents en français de l’Observatoire des Mines 2002: