La République centrafricaine n'a pas encore signé le Traité d'Interdiction des Mines. L'Observatoire des Mines n'a constaté durant l'année passée aucun signe indiquant une volonté du pays d'y adhérer. Un officiel du Ministère des Affaires Etrangères a déclaré à l'Observatoire des Mines qu'il ne connaissait rien du Traité d'Interdiction des Mines et que le Centrafrique n'ayant pas de mines antipersonnel, celui-ci ne l’intéressait pas.1
La République centrafricaine a été absente du vote de la Résolution 54/54B de l'Assemblée Générale des Nations Unies appelant à l'universalisation du Traité d'Interdiction des Mines en décembre 1999. Elle n'a pas participé à la Première Conférence des Etats Parties à Maputo en mai 1999 et n'a assisté à aucune des réunions intersessionnelles du Traité d'Interdiction des Mines. Elle n’est pas partie à la Convention sur les Armes Conventionnelles ni à la Conférence sur le Désarmement.
La République centrafricaine ne semble pas être affectée par les mines. Le pays n’a apparemment pas produit ou exporté des mines antipersonnel. Les représentants du gouvernement reconnaissent qu'il n'existe aucun moyen de contrôler les transferts d’armes, y compris de mines antipersonnel, à travers le pays, du fait de la quasi absence de contrôle aux frontières. Il semblerait que la République centrafricaine possède un stock de mines antipersonnel, néanmoins aucune information n'est disponible sur ce sujet.
Les garnisons françaises de Bangui et de Bouar, lors de leur retrait début 1998, n'ont laissé aucun stock de mines antipersonnel. La force de maintien de la paix de l'Afrique Francophone, intervenue début 1997 pour gérer une crise et une mutinerie de l'armée en République centrafricaine, ne semble pas avoir utilisé de mines. La force de maintien de la paix qui lui a succédé, la MINURCA, soutenue par l'ONU, ne semble pas non plus en avoir utilisé.
Entretien téléphonique avec un officiel du Ministère des Affaires Etrangères, Bangui, 14 juillet 2000.