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SENSIBILISATION AUX DANGERS DES MINES

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La sensibilisation aux dangers des mines est, dans sa forme la plus pure, un programme d'éducation pour les populations qui cherche à fournir (ou à générer) des alternatives viables au comportement à haut risque des populations qui vivent, travaillent ou voyagent dans les zones affectées par les mines[21]. Ce programme fonctionne au mieux sur la base d'un échange d'information bilatéral, qui permet d'apprendre des communautés comment elles survivent à la menace quotidienne des mines antipersonnel et des engins non explosés (UXO), et de travailler en coopération pour réfléchir à comment minimiser le risque de mort et de blessure. La sensibilisation aux dangers des mines est souvent confondue avec l'information publique sur les effets des mines et des UXO. Ces campagnes d'information sont extrêmement précieuses mais ne constituent pas à proprement parler des programmes de sensibilisation aux dangers des mines et des UXO.

Il apparaît que le terme de « sensibilisation aux dangers des mines » est quelque peu impropre dans la mesure où le besoin de prévention auprès des populations s'applique à l'ensemble des engins non explosés, y compris les mines-pièges, les mines à fragmentation ainsi que les autres UXO, et pas seulement aux mines antipersonnel et antichars. De plus, les populations sont plus conscientes que l'on l'imagine des dangers que représentent les mines[22]. Souvent, les gens savent qu'une zone est minée ou la suspectent d'être minée mais s'y rendent ou la traversent intentionnellement.

Les raisons d'un tel comportement sont diverses : la curiosité ou la recherche d'aventure, un sentiment d'invincibilité ou d'inévitabilité, ou bien le plus souvent des pressions économiques ou de survie. Si c'est la famine qui motive l'entrée dans un champ ou une forêt minée, les populations doivent tôt ou tard courir le risque d'être tuées ou blessées par une mine. A cet égard, communiquer aux personnes non sensibilisées des messages tels que « n'y allez pas ! » ou « ne touchez pas ! » n'aura vraisemblablement qu'un impact limité.

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Les acteurs clés

Parmi les organisations internationales (OI) et les ONG, les principaux acteurs opérationnels sont Handicap International (HI),[23] le Comité International de la Croix Rouge (CICR), Mines Advisory Group (MAG), Norwegian People's Aid (NPA) et Rädda Barnen. Il existe de nombreuses autres ONG internationales et locales impliquées dans la mise en oeuvre de programmes de sensibilisation aux dangers des mines. Au sein du système des Nations Unies, l'UNICEF est le point central et l'acteur leader ; le bureau de New York du Service d'Action contre les Mines des Nations Unies (UNMAS) a une personne affectée à la sensibilisation aux dangers des mines.

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Couverture par pays

Il y existe actuellement des programmes de sensibilisation aux dangers des mines de taille et d'efficacité différentes dans au moins les pays ou zones suivantes : Afghanistan, Angola, Arménie, Azerbaïdjan, Bosnie Herzégovine, Cambodge, Colombie, Croatie, Guatemala, Irak du Nord, Kosovo, Laos, Liban, Mozambique, Rwanda, Salvador, Sénégal, Somalie, Sri Lanka et Yémen. Des initiatives locales ou à petite échelle sont également en cours en Egypte, en Ethiopie, en Géorgie (Abkhazie), au Swaziland et en Ouganda, ainsi que dans d'autres pays.

Toutefois, malgré cette liste apparemment impressionnante de programmes de sensibilisation aux dangers des mines, les chercheurs de l'Observatoire des Mines ont identifié un certain nombre de zones où des programmes de sensibilisation aux dangers des mines seraient nécessaires. Il s'agit de la Birmanie (Myanmar)[24], du Burundi, du Chili, de l'Iran[25], de la Jordanie[26], du Plateau du Golan[27], de la République Démocratique du Congo[28], du Tchad, de la Tchétchénie et du Vietnam[29]. Des études de faisabilité doivent bien entendu être réalisées pour confirmer s'il est nécessaire de mettre en place un programme dans un contexte donné, s'il peut l'être en toute sécurité et s'il serait efficace dans les circonstances actuelles[30]

Plusieurs nouveaux programmes de sensibilisation aux dangers des mines seront prochainement initiés. Suite au retrait israélien du Sud Liban, plusieurs ONG, dont Save the Children Suède et Save the Children Etats-Unis, se préparent à développer des programmes dans l'ancienne zone de sécurité, là où les mines antipersonnel continuent de menacer les populations[31]. Par ailleurs, au Sri Lanka, le programme de sensibilisation aux dangers des mines du Programme des Nations-Unies pour le Développement à Jaffna, le PNUD, a été suspendu en avril 2000 en raison de la recrudescence des combats dans la péninsule.

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Evaluation des besoins

Tout programme de sensibilisation aux dangers des mines devrait être précédé d'une évaluation détaillée des besoins, comme le recommandent les Directives Internationales sur les Programmes d'éducation et de sensibilisation aux dangers des mines et des UXO adoptées par le système des Nations Unies en mai 1999[32]. Il est de la responsabilité de chacune des organisations opérationnelles investies dans les programmes de sensibilisation aux dangers des mines de prévoir une évaluation réelle et juste des besoins[33]. Malheureusement, ces évaluations sont souvent mal faites[34], et sont parfois inexistantes[35]. Sans données de fond, il est presque impossible de planifier une stratégie de communication efficace qui touche l'ensemble des personnes en danger au moyen de messages et de techniques à la fois appropriés sur le plan culturel et ciblés sur la conduite à risque visée. Aussi, l'étude des besoins pour la sensibilisation aux dangers des mines doit prendre en considération la gravité du problème d'un point de vue humanitaire, analyser les groupes et les comportements à haut-risque, et identifier les facteurs linguistiques, culturels ou logistiques qui peuvent influencer le succès d'un programme de sensibilisation aux dangers des mines potentiel.[36]

Dans certains cas, la mise en place d'un programme de sensibilisation est décidée essentiellement parce qu'un financement est mis à disposition, sans considération des véritables besoins du pays ou de la région. Le Kosovo offre un exemple : si la sensibilisation aux dangers des mines constitue un réel besoin, les possibilités de financement ont été excessives au regard des besoins qui existent dans d'autres zones. Lorsque les réfugiés albanais sont retournés dans leur province, une pléthore d'ONG s'est investie dans des programmes de sensibilisation aux dangers des mines[37]. Au début du printemps 2000, on comptait encore une douzaine d'organisations impliquées dans des programmes de sensibilisation aux dangers des mines, faisant potentiellement du Kosovo la région du monde la plus « sensibilisée aux dangers des mines ».

Sous l'angle de la finalité opérationnelle, il apparaît que les programmes de sensibilisation aux dangers des mines concentrent l'essentiel de leur temps et de leurs ressources sur les enfants dans les écoles, même s'ils ne constituent qu'un faible pourcentage des victimes des mines[38], et sont souvent exposés à un risque limité. En Croatie par exemple, des financements considérables ont été consacrés à la sensibilisation aux dangers des mines dans les écoles, alors qu'aucun enfant n'avait été tué par mines en 1999 et seulement 3 des 51 victimes (tuées et blessées) étaient des enfants[39]. Les chercheurs ont noté le même phénomène au Laos et au Vietnam, en dépit des données disponibles démontrant que d'autres groupes cibles avaient nettement plus besoin de prévention aux dangers des mines.

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Méthodologie

Les outils pédagogiques utilisés dans la majorité des méthodologies d'application des programmes de sensibilisation aux dangers des mines à travers le monde demeurent problématiques. Bien que souvent présentées comme des techniques « basée sur les communautés », « participatives », « interactives » ou employant des méthodes « enfant à enfant », il semble que le programme basique de sensibilisation aux dangers des mines s'appuie sur des présentations unilatérales et /ou sur les media pour transmettre le message. Une telle approche tient peu compte des compétences et des connaissances existant au sein de la communauté, parvient rarement à cibler ceux qui courent les plus grands risques et n'aura au mieux qu'un impact négligeable à long terme sur le nombre des victimes[40] .

La plupart des documents relatifs à la sensibilisation aux dangers des mines sont le plus souvent consacrés à la production et la distribution de divers moyens de communication, comme la télévision et la vidéo, la radio, les posters, les T-shirts et les bandes dessinées. D'après le chercheur de l'Observatoire des Mines pour le Rwanda, 100 000 $ auraient été dépensés pour diffuser des messages de sensibilisation aux dangers des mines à la radio rwandaise, une somme phénoménale pour un si petit pays[41]. Cependant, l'efficacité de ces approches médiatiques reste à prouver. En mars 2000, l'UNICEF a annoncé son intention de commander une étude multinationale sur les messages et les media de sensibilisation aux dangers des mines dans plusieurs pays au Centre International de Genève pour le Déminage Humanitaire ; au moment d'écrire ce rapport, l'étude n'a pas encore débuté. L'étude de HI sur les leçons tirées de l'utilisation des outils d'éducation aux risques des mines dans six pays est attendue avec impatience.

Une grande attention a cependant été portée sur la bande dessinée de Superman, notamment pour évaluer son bien-fondé et sur les plans technique et culturel. La bande dessinée a apparemment été utilisée comme un outils parmi d'autres au Guatemala mais elle a suscité des réactions extrêmement négatives[42]. Par conséquent, la version originale produite pour la Bosnie Herzégovine a été maintenant retirée de la distribution ; une version espagnole prévue pour la Colombie n'a pas été distribuée[43] ; enfin, une version prévue pour le Mozambique semble avoir été mise de côté, au moins pour le moment. Un test indépendant de la bande dessinée de Superman au Kosovo a permis d'aboutir à la conclusion qu'elle convenait à des enfants âgés de 10 à 14 ans, mais pas à des enfants de 7 à 9 ans, qui peuvent en tirer des messages incorrects et dangereux. Une distribution contrôlée dans les salles de classe aux enfants plus âgés a été recommandée comme outil du programme de sensibilisation aux dangers des mines dans les écoles. Au début du mois de juin 2000, l'ICBL a envoyé une lettre au directeur exécutif de l'UNICEF, Carol Bellamy, pour demander officiellement « à l'UNICEF d'étudier les problèmes techniques et culturels » soulevés par la bande dessinée de Superman.

Conformément à la volonté fréquente de protéger les enfants des mines antipersonnel et des UXO, la formation « enfant à enfant » est entrée avec force dans le vocabulaire de la sensibilisation aux dangers des mines en 1999. De nombreuses organisations ont alors déclaré inclure une méthodologie « enfant à enfant » dans leurs programmes de sensibilisation, notamment au Kosovo[44]. Bien que, dans de nombreux cas, il semble que cette composante n'ait été utilisée que dans le cadre « des enfants enseignant à d'autres enfants », bien loin de la méthodologie participative définie par le Trust Enfant à Enfant de Londres qui a développé le concept[45]. Cependant, dans un contexte où l'enseignement est particulièrement autoritaire et où l'apprentissage se fait par coeur, les techniques enfant à enfant peuvent être libératrices et renforcent le pouvoir à la fois des enfants et de leurs maîtres ; elles exigent cependant un travail intensif, la formation pouvant prendre un temps considérable.

Une sensibilisation aux dangers des mines plus participative est pratiquée autant que prêchée dans plusieurs de pays. Le CICR met en oeuvre des programmes de sensibilisation aux dangers des mines bien pensés au niveau de la population en Bosnie Herzégovine, en Croatie et au Kosovo, chacun basé sur une collecte de données générale qui améliore le processus de coordination des actions contre les mines à l'échelle nationale ; au Kosovo, les communautés choisissent elles-mêmes leur bénévole responsable de la sensibilisation aux dangers des mines dont la tâche est de transmettre une information de qualité à la communauté et également d'informer les équipes régionales de sensibilisation aux dangers des mines avec des données pertinentes sur les accidents et les découvertes de mines antipersonnel ou mines à fragmentation.

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Collecte de données et analyse, intégration et coordination

Les acteurs de l'action contre les mines reconnaissent désormais le rôle des données et de l'analyse socioéconomiques dans la mise en oeuvre des programmes d'action contre les mines. Il important que la sensibilisation aux dangers des mines exploite leurs avantages comparatifs. Initiative basée sur les populations, la sensibilisation aux dangers des mines devrait, au moins en théorie, générer une quantité importante de données quantitatives et qualitatives précieuses pouvant aider à définir les priorités en terme de déminage et de marquage, à identifier les besoins non satisfaits d'assistance aux victimes des mines[46], ainsi que fournir des informations pour soutenir l'interdiction des mines antipersonnel et sa mise en oeuvre.

Les exercices de cartographie réalisés à l'échelon communautaire, par exemple, mobilisent un officier de liaison de la communauté travaillant avec différents groupes cibles pour évaluer l'impact des mines et des UXO sur la vie quotidienne et pour identifier les approches et les mécanismes existant dans la communauté. Ces données peuvent aider à définir les priorités pour d'autres volets de l'action contre les mines. A cet égard, le Kosovo est peut-être le premier exemple de cas où les équipes de sensibilisation aux dangers des mines ont participé pleinement à la hiérarchisation des priorités, grâce aux réunions hebdomadaires sur l'action des mines qui se tenaient dans les différentes sections de la KFOR réparties dans le pays. Cet aspect de la prévention aux dangers des mines faisait l'objet d'une des recommandations de l'ICBL à la réunion du GPE de mars 2000 mentionnée ci-dessous.

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Formation et sélection des équipes

En 1999 et au début de l'année 2000, l'UNICEF a développé des modules de formation en amont de la prise de fonction destinés aux coordinateurs de programmes de sensibilisation aux dangers des mines ainsi qu'aux facilitateurs des programmes de sensibilisation aux dangers des mines au sein de la communauté. C'est apparemment la première fois que des modules de formation aussi complets ont été préparés. Bien que conçus tout d'abord pour les programmes et directeurs de programme de l'UNICEF, ils bénéficient d'un impact beaucoup plus large. Il est prévu que des ateliers de formation régionaux soient mis en place au cours des deux prochaines années - un tel processus devrait permettre d'élargir le réseau d'expertise disponible, tout en renforçant les compétences.

La question de la sélection des équipes, liée à la formation, est bien entendu cruciale, notamment pour les facilitateurs de programmes de sensibilisation aux dangers des mines au sein de la communauté, qui seront en lien direct avec la communauté. Les personnes dotées d'une expérience technique ou militaire étaient auparavant favorisées. Ceci peut cependant s'avérer préjudiciable , les experts sur les mines résistant rarement à la tentation d'afficher leurs connaissances. Ainsi, au Kosovo, la KFOR a mis en oeuvre un programme « soldat à enfant » dans les écoles de la province ; le Centre de coordination d'action contre les mines des Nations Unies a tenté de mettre un terme à cette pratique. Au Laos, ainsi que dans d'autres pays, le personnel des Opérations Psychologiques de l'Armée américaine s'est impliqué dans la formation d'équipes de sensibilisation aux dangers des mines ; il est légitime de se demander si une telle approche de style militaire est appropriée à un programme de liaison avec les communautés, tel que la sensibilisation aux dangers des mines. Selon l'expression du chercheur de l'Observatoire des Mines pour le Nicaragua, « les soldats ne sont pas des professeurs ».

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Contrôle et évaluation

Au regard du montant des financements alloués à la sensibilisation aux dangers des mines (estimé entre 5 et 10 millions de $ chaque année), il est surprenant que les donateurs n'aient pas insisté davantage pour obtenir des preuves substantielles de son efficacité[47]. Pour l'heure, l'effectivité et l'efficience opérationnelle des programmes de sensibilisation a largement été mise en évidence par la quantité d'affiches imprimées et le nombre d'individus « formés » ou « atteints ». Si elles constituent des informations précieuses pour le directeur de programme, elles disent peu de choses sur l'éventuelle modification du comportement des personnes ni sur l'apprentissage des informations de sécurité et leur assimilation.

De la même façon, les acteurs de l'action contre les mines dans leur ensemble (en particulier les organisations engagées dans le déminage) ont besoin de voir que non seulement la sensibilisation aux dangers des mines joue un rôle particulier au sein de l'action contre les mines, mais également que ce rôle est essentiel. C'est à dire que la prévention renforce l'efficacité des trois autres « piliers » de l'action contre les mines : le déminage (comprenant l'étude et le marquage), l'assistance aux victimes de mines et le soutien à l'interdiction des mines.

Les organisations sont en train de commencer à réaliser l'importance d'évaluer l'efficacité des programmes de sensibilisation. L'UNICEF a commandé des évaluations détaillées sur ses programmes de sensibilisation aux dangers des mines en Angola et au Cambodge, par exemple, et de nouvelles évaluations sont planifiées en Ethiopie et au Laos ; en 1997, une évaluation des programmes de sensibilisation aux dangers des mines en Afghanistan a été menée à l'échelle nationale par l'organisation canadienne CIET ; Rädda Barnen a commencé une évaluation du programme qu'il soutient au Yémen et une évaluation en interne des sensibilisations aux dangers des mines dans les écoles de Bosnie Herzégovine est prévue pour l'automne 2000. Cependant, de nombreux programmes se poursuivent d'année en année sans efforts pour rendre compte aux communautés qu'ils affirment servir. Dans le but de développer des directives internationales pour le contrôle et l'évaluation des programmes de sensibilisation aux dangers des mines, comme l'a recommandé ICBL et comme l'a demandé en mars 2000 le Groupe Permanent d'Experts sur l'Assistance aux victimes, la Réintégration sociale et économique et la Sensibilisation aux dangers des mines, l'UNICEF prévoit de diffuser un avant projet avant la fin de l'année 2000, avant une consultation technique à grande échelle sur la question en 2001[48].

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Défis futurs

Le principal défi pour 2001 est de presser le lent et tortueux processus de professionnalisation de la sensibilisation aux dangers des mines. Ceci requiert l'engagement de l'ensemble des organisations impliquées - aucune n'a de bonnes raisons d'être auto-satisfaite.

L'étude de HI sur les leçons tirées des programmes d'éducation aux risques des mines dans six pays devrait fournir des indications utiles sur une possible réorientation de la sensibilisation aux dangers des mines. Dans le contexte de l'action contre les mines, l'appel de l'ICBL à l'UNMAS pour étudier l'intégration de la sensibilisation aux dangers des mines et de l'assistance aux victimes devrait être concrétisé rapidement. L'UNICEF, pour sa part, a déployé de considérables efforts afin de garantir l'adoption des directives internationales pour la sensibilisation aux dangers des mines et la préparation de modules de formation afin de rendre les directives réellement opérationnelles. Un guide sur le contrôle et l'évaluation des sensibilisations aux dangers des mines et les tests sur le terrain des matériaux, media et messages serait extrêmement utile, de même que l'établissement de normes internationales minimum pour les programmes de sensibilisation aux dangers des mines et l'accréditation des organisations compétentes.

Il semble que des programmes de sensibilisation aux dangers des mines soient nécessaires au Chili, en RDC, dans le Plateau du Golan, en Jordanie, en Iran, en Birmanie (Myanmar) et au Vietnam ; une évaluation approfondie des besoins devrait être réalisée dans les pays où elle fait défaut par des agences compétentes et ceci le plus tôt possible. Enfin, les efforts doivent se poursuivre pour renforcer la coordination et l'intégration aux autres piliers de l'action contre les mines ainsi qu'aux autres activités d'urgence ou de développement, telles que l'eau et le système sanitaire, la sécurité alimentaire, ou les programmes de prévention au risque SIDA. L'isolement de programmes de sensibilisation aux dangers des mines devrait rapidement prendre fin.

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