Argentine. L'Argentine a été l'un des hôtes d'un séminaire régional sur la destruction des stocks en novembre 2000. L'Argentine a soumis son premier rapport d'information (article 7 du traité), rendant pour la première fois publics les détails de son stock de 89 170 mines antipersonnel. Un Bureau pour le déminage humanitaire a été établi dans le Bureau de l'Etat-major.
Bolivie. Pour la première fois, la Bolivie a fourni à l'Observatoire des Mines des informations détaillées sur les champs de mines chiliens près de sa frontière. En janvier 2001, des parlementaires du Chili et de la Bolivie se sont rencontrés et ont émis une déclaration conjointe sur le déminage de leur frontière commune. En 2000 et 2001, la Bolivie n'a pas soumis les mises à jour de son rapport d'information requises par l'article 7 du Traité d'interdiction des mines.
Brésil. Une législation nationale pour mettre en oeuvre le Traité d’interdiction des mines est actuellement en cours d’examen au sénat. Le Brésil a soumis son premier rapport d'information requis par l’article 7 du Traité d'interdiction des mines, rendant pour la première fois publics des détails sur le stock brésilien composé de 34 562 mines antipersonnel. Le Brésil a l'intention d'en conserver 16 550 à des fins d’entraînement, soit plus que n'importe quel autre Etat partie.
Canada. Le Canada a continué à jouer son rôle de leader dans la promotion de l'universalisation et de la mise en œuvre complète du Traité d’interdiction des mines. Il a coordonné le groupe de contact pour l'universalisation et a co-organisé des conférences régionales au Mali, en Mongolie et en Pologne. Il a pris la responsabilité du travail destiné à rendre opérationnel l'article 8 relatif au respect du traité. Il a fait la promotion de la destruction de stocks en co-organisant des séminaires à Buenos Aires et à Budapest. Il a été nommé co-rapporteur du Comité permanent sur l'Assistance aux victimes. Le gouvernement a contribué à hauteur de 14,6 millions USD aux programmes d'action contre les mines.
Colombie. La Colombie a ratifié le Traité d’interdiction des mines le 6 septembre 2000. Des groupes de guérilla continuent d’utiliser des mines antipersonnel. L'Observatoire des Mines a identifié un nombre croissant de zones minées, incluant au moins 168 municipalités dans 27 départements des cinq régions de Colombie. Un nouveau projet pilote sur la sensibilisation aux mines et l'assistance aux victimes est en cours de mise en œuvre dans 16 municipalités. Un total de 83 victimes des mines a été enregistré en 2000, une augmentation par rapport aux 63 victimes de 1999. De janvier à juillet 2001, 138 victimes des mines ont été dénombrées. La Colombie a déclaré posséder un stock de 18 294 mines antipersonnel.
Costa Rica. Une législation nationale a été introduite devant l'Assemblée législative. Le Costa Rica n'a pas encore soumis son premier rapport d'information requis par l’article 7, dû pour le 27 février 2000. Selon les projets actuels, le déminage devrait être achevé en juillet 2002.
Equateur. L’Equateur et l'Organisation des Etats Américains ont signé une accord-cadre pour un Programme intégré d'action contre les mines en Equateur. L’Equateur a déclarer conserver 16 000 mines antipersonnel à des fins d'entraînement, ce qui en fait le deuxième stock en termes de taille conservé par un Etat Partie en vertu de l’article 3.
Guatemala. L’enlèvement des UXO dans les zones nord du département de El Quiché s’est achevé en mars 2001 ; le déminage de l’ensemble des 13 départements considérés à haut risque devrait être terminé en 2004. Aucune victime n’a été recensée en 2000 ou 2001. Le Guatemala a soumis son premier rapport d'information conformément à l'article 7 le 2 mars 2001.
Honduras.
Le 2 novembre 2000, le Honduras a détruit son stock de 7 441 mines
antipersonnel, conservant un nombre indéterminé de mines à
des fins d'entraînement. Le Honduras est co-rapporteur du comité
intersessionnel permanent sur l'Assistance aux victimes. L'opération de
déminage menée le long de la frontière devrait
s’achever en septembre 2001.
Nicaragua. Le Nicaragua est
l'hôte de la Troisième Conférence des Etats Parties au
Traité d’interdiction des mines, qui se tiendra du 18 au 21
septembre 2001 à Managua. Depuis septembre 2000, le Nicaragua est
co-président du comité permanent sur l’Assistance aux
victimes. Un total de 70 000 mines antipersonnel provenant de ses stocks a
été détruit depuis 1999, et la destruction de l'ensemble
des stocks devrait être achevée en décembre 2002. En avril
2001, un total de 2,1 million de mètres carrés de terre
pollués par 64 874 mines avait été déminé.
Il restait encore plus de 70 000 mines dans le sol de 369 zones minées
le long de la frontière avec le Honduras et de 39 sites situés
à l'intérieur des terres. Il a été rapporté
que le déminage le long de la frontière entre le Nicaragua et le
Costa Rica s’est achevé en avril 2001. De nouvelles victimes de
mines, dont un certain nombre n’a pas survécu à
l’accident, ont été signalées en
2001.
Pérou. Le Pérou a co-présidé le comité permanent sur le Déminage du Traité d’interdiction des mines. Le Pérou a réduit la taille du stock de mines antipersonnel qu'il entend conserver à des fins d'entraînement à 5 578. De mars 2000 à juillet 2001, le Pérou a détruit 117 506 mines antipersonnel de son stock. Un groupe de travail interministériel (ministère des Affaires étrangères et de la Défense) a été mis sur pied en 2000 afin de coordonner l'action contre les mines et de développer un plan d'action national. En mai 2001, le Pérou et l'Organisation des Etats Américains ont signé un accord pour appuyer l'action intégrée contre les mines dans le pays. De nouvelles victimes des mines, aussi bien civiles que militaires, ont été enregistrées en 2000 et 2001.
République dominicaine . La République dominicaine a ratifié le Traité d’interdiction des mines le 30 juin 2000.
Salvador. Pour la première fois, les Forces armées ont déclaré à l'Observatoire des Mines que le Salvador possède un stock de 5 657 mines antipersonnel. Bien que le gouvernement ait lui-même déclaré le Salvador "zone sans mines", le Groupe international de déminage (IDG), et son organisation partenaire CORDES, ont identifié 53 sites pollués par des mines et des UXO dans les départements de Chalatenango, Cabañas, Cucatlán et Usulután. Il a été prévu qu'un projet d'action contre les mines, comprenant un volet déminage, mené par l’IDG, débute fin 2001. Le Salvador n'a pas soumis son premier rapport d'information requis par l'article 7, dû pour le 27 décembre 1999.
Trinité-et-Tobago. La Trinité-et-Tobago est devenue le premier Etat des Caraïbes à adopter une législation nationale de mise en œuvre du Traité en septembre 2000.
Uruguay. L'Uruguay a ratifié le Traité d’interdiction des mines le 7 juin 2001. Le ministère de la Défense a fourni des détails à l'Observatoire des Mines sur ses stocks et leur destruction. En juillet 2001, l'Uruguay détenait un stock de 1 918 mines antipersonnel et avait détruit un total de 242 mines antipersonnel depuis mai 2000.
Venezuela. En juillet 2001, le Venezuela n'avait pas encore soumis son premier rapport d'information article 7, dû pour le 29 mars 2000. Des sources militaires vénézuéliennes indiquent que le Venezuela conserve un petit nombre de mines antipersonnel à des fins d'entraînement.
Chili. En mai 2001, le sénat chilien a adopté une législation de ratification. En juillet 2001, le président ne l'avait pas encore signée. L'armée possède environ 25 000 mines antipersonnel en stock. La marine a détruit 2 000 mines M16 le 6 novembre 2000. Aucune opération de déminage significative n’a été rapportée. Le travail de terrain de l'Observatoire des Mines a fourni de nouvelles informations sur les zones minées.
Etats-Unis d'Amérique. Une révision de la politique sur les mines, dirigée par la Maison Blanche, a commencé en juin 2001. Elle devra décider de la poursuite du développement et de la production de deux alternatives clés aux mines antipersonnel, RADAM et NSD-A, qui pourraient toutes deux être en contradiction avec le Traité d’interdiction des mines. Le budget total du programme d'alternative aux mines antipersonnel s’est chiffré à près de 50 millions USD pour l'année fiscale 2000 ; les dépenses pour les années fiscales 2001 et 2002 sont estimées à 100 millions USD pour chaque année. Les Etats-Unis ont contribué à hauteur de 97 millions USD à des programmes d'action contre les mines dans 37 pays au cours de l'année fiscale 2000 et prévoient un budget comparable pour l’année fiscale 2001. La Campagne américaine pour interdire les mines a été l'hôte de l’assemblée générale de l’ICBL et a organisé une "semaine pour interdire les mines" à Washington DC en mars 2001. Deux accidents par mines ont blessé des membres du personnel militaire américain pendant la période couverte par le rapport, au Kosovo et en Corée du Sud.