Landmine Monitor  
Toward A Mine-free World  
HOME     RESEARCH     NEWS     ORDER     CONTACTS     COMMENTS     FACTSHEETS
REPORTS:     2007     2006     2005     2004     2003     2002     2001     2000     1999
LM Report 2003 
< | Résumé | Resultats cles>

A propos de L'Observatoire des Mines

Résultat d'une initiative sans précédent de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL), l'Observatoire des Mines présente cette année son cinquième rapport annuel. Sa mission consiste à surveiller la mise en œuvre et le respect de la Convention d'interdiction des mines de 1997, à rendre compte de l'évolution de la situation et, plus généralement, à évaluer les efforts déployés par la communauté internationale face à la crise humanitaire causée par les mines. L'Observatoire des Mines a réussi à mettre en pratique le principe de la vérification par la société civile puisque, pour la première fois de l'histoire, des organisations non gouvernementales se réunissent dans la durée de façon coordonnée et systématique pour surveiller l'application d'un traité de droit humanitaire ou de désarmement et rendre régulièrement compte de l'état d'avancement et des problèmes enregistrés.

Depuis 1999, cinq rapports annuels ont été publiés, à chaque fois lors de la rencontre annuelle des Etats Parties à la Convention d'interdiction des mines : en mai 1999 à Maputo, Mozambique ; en septembre 2000 à Genève, Suisse ; en septembre 2001 à Managua, Nicaragua ; et en septembre 2002 à Genève.

Le système de l'Observatoire des Mines se caractérise par un réseau mondial d’enquête et un rapport annuel. Cent dix chercheurs répartis dans 90 pays ont collecté les informations nécessaires à l'établissement du présent rapport. Ces chercheurs appartiennent à la coalition des campagnes de l'ICBL ou sont issus de la société civile, des médias, des milieux universitaires et de la recherche. En 2003, la base de données centralisée de l'Observatoire des Mines a été transférée sur le site Web de l'Observatoire des Mines. Le site s'est donc enrichi d'une puissante base de données conviviale et il est doté d'un moteur de recherche très performant, qui peut explorer tous les rapports annuels et autres documents de l'Observatoire des Mines.

L'Observatoire des Mines n'est pas un système de vérification technique ni un régime d'inspection officiel. Par son intermédiaire, la société civile s'efforce d'obtenir des gouvernements qu'ils rendent compte de leurs obligations liées aux mines antipersonnel. Cela passe par la collecte, l'analyse et la diffusion des informations accessibles au public. Même s'il lui arrive de conduire des missions d'enquête, l'Observatoire des Mines n'a pas vocation à envoyer des chercheurs au-devant du danger ni à rechercher des informations dans les zones de conflit ouvert.

L'Observatoire des Mines a été créé pour compléter les rapports de transparence que les Etats Parties sont tenus de soumettre en vertu de l'article 7 de la Convention d'interdiction des mines. Sa mise en place découle de l'opinion partagée selon laquelle transparence, confiance et collaboration mutuelle sont essentielles pour éradiquer les mines antipersonnel. Elle procède également de la nécessité de disposer de comptes rendus et d'évaluations indépendants.

L'Observatoire des Mines et ses rapports annuels visent à promouvoir et à encourager la discussion sur les questions liées aux mines, ainsi qu'à obtenir des éclaircissements, et ce dans l'objectif ultime d'instaurer un monde sans mines. L'Observatoire des Mines s'emploie de bonne foi à fournir à l'ensemble de la communauté internationale des informations factuelles sur les sujets dont il traite.

Le Rapport 2003 de l'Observatoire des Mines contient, pour chaque pays de la planète, des informations sur sa politique d’interdiction des mines, l’emploi, la production, le transfert et le stockage de ces engins, de même que sur le déminage, la sensibilisation aux dangers des mines et l’assistance aux victimes. Ainsi, non seulement l'Observatoire rend compte de la manière dont les Etats Parties s'acquittent de leurs obligations, mais il s'intéresse également à tous les pays signataires et non signataires. Dans son rapport, il passe en revue tous les pays, convaincu que, de cette façon, il offre un outil précieux pour évaluer, à l'échelle planétaire, l'efficacité de l'action contre les mines et de leur interdiction. Par ailleurs, le rapport contient en annexes les informations communiquées par des acteurs clés de l'action contre les mines, tels que les institutions de l'ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Comme les années précédentes, l'Observatoire des Mines sait que cet ambitieux rapport présente des lacunes et doit être considéré comme une entreprise en évolution permanente. Le système de l'Observatoire des Mines est constamment mis à jour, réajusté et amélioré. Les gouvernements et tous les autres acteurs sont invités à participer au dialogue et à la quête commune d'informations justes et fiables sur ce sujet complexe en apportant leurs commentaires, précisions et corrections.

L'Observatoire des Mines en 2003

En juin 1998, l'ICBL a officiellement décidé de créer l’Observatoire des Mines. A cet effet, un Comité de Pilotage chargé de coordonner l’Observatoire a été mis en place. Cinq organisations composent ce comité : Human Rights Watch, Handicap International (Belgique), Kenya Coalition Against Landmines, Mines Action Canada et Norwegian People’s Aid. Le Comité de Pilotage assume, sous la direction de Human Rights Watch, l'entière responsabilité du système de l'Observatoire des Mines et du processus décisionnel.

Les bourses de recherche pour le Rapport 2003 de l'Observatoire des Mines ont été remises en octobre 2002, suite à une réunion du Comité de Pilotage organisée à Genève en septembre 2002. Les chercheurs du réseau mondial se sont réunis à quatre reprises au niveau régional entre novembre 2002 et février 2003 afin de discuter de leurs résultats préliminaires, d'échanger des informations, d'analyser les recherches déjà effectuées et les données collectées, d'identifier les lacunes et d'harmoniser les méthodes de recherche et d'établissement des comptes rendus destinés à l'Observatoire. En février et mars 2003, une première version des comptes rendus de recherche a été remise, pour examen et commentaire, aux coordinateurs de la recherche de l'Observatoire des Mines. Puis, du 7 au 9 avril 2003, les chercheurs se sont réunis à Rome, Italie, pour examiner avec les coordinateurs de la recherche la version finale des comptes rendus et les conclusions principales, ainsi que pour participer à des ateliers de l'ICBL et à des débats de campagne.

D'avril à juillet 2003, les équipes de coordinateurs régionaux et thématiques de l'Observatoire des Mines ont vérifié les sources et révisé les comptes rendus par pays, en collaboration avec une équipe de Human Rights Watch, chargée des vérifications factuelles, de la révision et du montage de la version finale du rapport. Le rapport a été imprimé en août pour être diffusé lors la Cinquième Rencontre des Etats Parties à la Convention d'interdiction des mines de 1997 tenue à Bangkok, Thaïlande, en septembre 2003.

L'Observatoire des Mines remercie les donateurs qui ont contribué à l’élaboration de ce cinquième rapport annuel. Le Rapport 2003 de l'Observatoire des Mines ne traduisant que les vues de l'ICBL, les donateurs de l'Observatoire des Mines ne sont en aucun cas responsables des informations contenues dans le rapport et ne les partagent pas nécessairement. Ce travail n'aurait pu être réalisé sans l'aide financière des Etats suivants :