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I.C.B.L./ Observatoire des mines, Assemblée régionale, Addis-Abeba, Ethiopie

Declaration Finale et Rapport D'activites de l'Assemblee Regionale de la Campagne Internationale Pour L'interdiction des Mines Antipersonnel
a Addis Abeba
Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnel (I.C.B.L.) / Observatoire des mines.
Assemblée régionale
Addis-Abeba, Ethiopie
11 - 14 décembre 2002

Déclaration finale.


Nous, représentants africains de la Campagne Internationale pour l'Interdiction des Mines Antipersonnel (I.C.B.L.), nous sommes réunis dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, du 11 au 14 décembre 2002 afin de :

Nous exprimons :

Nous rappelons :

Nous accueillons avec plaisir :


Nous exprimons notre très profonde préoccupation devant les faits suivants :


Pour ces raisons, nous mettons au défi :


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Rapport d'activités

Du 11 au 14 décembre 2002, des représentants de la Campagne Internationale pour l'Interdiction des Mines antipersonnel (I.C.B.L.) et de son réseau de chercheurs de l'Observatoire des Mines se sont réunis à Addis Abeba, en Ethiopie, pour une assemblée au niveau africain destinée à préparer le cinquième rapport annuel de l'I.C.B.L. : le Rapport 2003 de l'Observatoire des Mines.


La session a débuté le mercredi 11 décembre par une séance plénière d'ouverture à laquelle assistaient plus de deux douzaines de représentants diplomatiques ainsi que des membres de la communauté éthiopienne d'action contre les mines. Mereso Agina, de l'Alliance Kényane contre les Mines, présidait la session. Celle-ci incluait des exposés de Tilahun G.kidan, directeur de l'Organisation de Réhabilitation et de Développement (RaDO), qui accueillait l'assemblée régionale ; de Mehreta'ab Mulugeta, Directeur Général des organisations internationales et de la coopération économique au sein du Ministère éthiopien des Affaires Etrangères ; El Ghassan Wane, de l'Union Africaine ; Teklewold Mengesha, Directeur de l'Office Ethiopien d'Action contre les Mines (E.M.A.O.) ; Ibrahim Jabr, de l'UNICEF ; Jim Prudhomme, du P.N.U.D., et Mary Wareham, de Human Rights Watch, au nom de l'I.C.B.L.


L'après-midi, les participants se sont déplacés pour rejoindre le Centre de Conférence des Nations-Unies et les locaux de la Commission Economique pour l'Afrique (E.C.A.), afin d'y commencer leurs délibérations internes. Ils ont procédé à un passage en revue et cherché des stratégies pour l'avenir concernant les efforts de l'I.C.B.L. pour convaincre dans toute la région africaine. Ils ont fait le point de la situation au sujet de l'universalisation du Traité, de l'emploi des mines, des acteurs non étatiques, de la destruction des stocks, de la transparence dans les rapports, des législations nationales, du déminage et de l'aide aux victimes survivantes. Alors que, pour tout le continent, seuls quatre pays n'ont pas adhéré au Traité d'Interdiction des Mines de 1997 (l'Egypte, la Libye, le Maroc et la Somalie), il reste beaucoup à faire pour assurer une mise en œuvre totale et complète des interdictions stipulées dans le traité.

La réunion interne de l'Observatoire des Mines s'est déroulée le 12 décembre. Les participants ont passé la journée en réunions par deux avec divers coordinateurs de recherche au sujet de problèmes en rapport avec leur recherche en 2003 pour le compte de l'Observatoire des Mines. Vingt trois chercheurs y ont assisté pour les pays suivants : Le Burundi, la Côte d'Ivoire, la R.D. du Congo, Djibouti, l'Erythrée, l'Ethiopie, la Guinée Bissau, le Kénya, le Liberia, le Malawi, la Mauritanie, la Namibie, le Rwanda, la Somalie, l'Afrique du Sud, le Soudan, la Tanzanie, le Togo, l'Ouganda, la Zambie et la Zimbabwé. Huit chercheurs de l'Observatoire des Mines n'ont pas pu être présents (ceux de l'Angola, du Cameroun, du Tchad, de l'île Maurice, du Nigeria, du Sénégal, du Somaliland et du Swaziland). Tous les coordinateurs des recherches pour l'Afrique de l'Observatoire des Mines assistaient à la réunion, de même que les coordinateurs des recherches thématiques en matières de politique d'interdiction et d'aide aux victimes, le responsable I.C.B.L. de l'information et des technologies et enfin le responsable des actions vers l'opinion publique et des médias.

Le 13 décembre, les participants prirent l'avion pour un vol de courte durée vers Mekelle, capitale de la région du Tigray dans le Nord de l'Ethiopie, puis voyagèrent en autobus durant quatre heures jusqu'à la frontière. Au village d'Addis Tesfa, ils furent salués par les enfants des écoles de l'endroit, parmi lesquels des victimes survivantes des mines, qui leur ont présenté des danses, de la musique et des saynètes où apparaissaient des messages de mise en garde contre le danger des mines diffusés par le RaDO. Depuis 1998, le RaDO a enregistré 393 victimes des mines ou des munitions non explosées (UXO) dans la région du Tigray. L'accident le plus récent datait d'octobre 2002. Le RaDO dispense également des conseils, en particulier pour le traitement psychologique des victimes ayant survécu à un accident par mine ou par UXO. Plus tard dans le journée, le RaDO présenta aux participants un exposé de mise en garde contre les dangers des mines ; nombre d'entre eux provenaient de pays affectés par les mines.

Plus au Nord, les participants furent conduits à travers la ville frontalière de Zala Anbesa, détruite pendant le conflit de 1999-2000 avec l'Erythrée. Ils visitèrent un projet de déminage piloté par E.M.A.O. dans le village voisin de Marta. Sur le site de déminage, certains chercheurs revêtirent une tenue de sécurité pour démineurs et approchèrent de plus près les activités des démineurs. Ils posèrent aussi au commandant de la compagnie de démineurs, Tesfa Kidanemariam, de nombreuses questions concernant le programme de déminage. Sa compagnie, comptant 92 personnes, avait déminé 192.000 m² de terrain, y compris l'église locale et un terrain destiné à une nouvelle école. Kidanemariam a déclaré que, pendant ce travail, ils avaient trouvé douze mines antipersonnel et plusieurs mines antichars, mais que ce qu'ils trouvaient le plus souvent, c'étaient des fusées et des munitions non explosées (UXO) qu'ils détruisaient, autant que possible, sur place.

L'Observatoire des Mines désire exprimer sa très profonde gratitude au RaDO, en particulier à son Directeur, Tilahun G.kidan, et son personnel, y compris Ambachew Negus, Berhanu Alamirew, Neguse Seifu, Getenesh Tilahun, Hagos Berhe, Berhanu Lodamo, Temesgen Abraha et Samson Atsbaha. Il doit aussi beaucoup à l'E.M.A.O., particulièrement à son Directeur Teklewold Mengesha, Berhane Achame et les démineurs rencontrés à Marta. Nous apprécions grandement le généreux financement fourni par le Bureau du Commonwealth et des Affaires Etrangères de l'Ambassade Royale de Grande-Bretagne en Ethiopie et par l'Union Africaine, grâce auxquels les frais de la visite sur le terrain au Tigray et différents frais inhérents à cette réunion régionale ont pu être couverts. Merci aux nombreuses organisations qui ont également offert leur contribution, y compris le P.N.U.D. et l'UNICEF.

Pour des informations complémentaires, veuillez prendre contact avec RaDO : rado@telecom.net.et ou l'Observatoire des Mines : lm@icbl.org et consulter le site internet de l'I.C.B.L. sur www.icbl.org

La prochaine assemblée régionale I.C.B.L. / Observatoire des Mines se tiendra à Colombo, au Sri Lanka du 28 au 31 janvier 2003. Le rapport 2003 de l'Observatoire des Mines sera diffusé en septembre 2003.

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In English at http://www.icbl.org/lm/archives/000012.html#000012

Posted by Briana Wilson at 21:44, 16 January 2003