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La Campagne Internationale d'Interdiction des Mines lance un appel au Burundi

Author/Origin: ICBL icblSPAMFLTER@SPATMFLTERicbl.org

(Monday 23 February 2004 Bujumbura, Burundi) A l'ouverture d'une table ronde sur les mines dans la région de l'Afrique Centrale, la Campagne Internationale pour l'Interdiction des Mines ( ICBL) exhorte le Burundi à mettre rapidement en application les principles clauses des accords de cessez-le-feu au Burundi, qui prohibent la pose des mines, exigent la délimitation et la cartographie des champs de mines, et à initier le déminage humanitaire dans tout le pays.

" Nous nous réjouissons beaucoup du fait que la paix se consolide au Burundi, mais la mine antipersonnel ne reconnaît ni cessez le feu, ni accord de paix. Cette question devrait être abordée sans delai ", a dit madame Susan Walker, porte parole de la Campagne Internationale de l'Interdiction des Mines (ICBL), ajoutant : " Nous demandons instamment au Burundi de s'attaquer sans tarder aux conséquences humanitaires du récent usage des mines antipersonnel en localisant et en détruisant ces armes ignobles ".

Le Burundi a ratifié le 22 octobre 2003 la Convention sur l'interdiction de mines de 1997. En somme, 150 pays ont adhéré à cette convention, et parmi lesquels tous les pays d'Afrique sub-saharienne sauf la Somalie. Le 2 Décembre 2002, le gouvernement de transition du Burundi et le Conseil National pour la Défense de la Démocratie ( CNDD-FDD) ont signé un accord de cessez le feu qui stipule la prohibition de la pose des mines et la nécesité des activités d'action contre les mines.

" Nous exhortons le Burundi à faire face aux exigences d'un nombre croissant des survivants des accidents par mines, en vue de leur assistance en long terme", a dit Charles NDAYIZIGA du Centre d'Alerte et de Prévention des Conflits ( CENAP ) basé à Bujumbura, également représentant national de l'ICBL.

En 2002, on rapporte au Burundi au moins 114 cas d' accidents par mines ou munitions non explosées. Le Burundi est affecté par les mines suite à son conflit interne. Selon l'observatoire des mines (ICBL), pas plus tard qu'en 2002, il y avait de crédibles allégations d'usage de mines antipersonnel par les forces gouvernementales et l'opposition. Le gouvernement rejette catégoriquement ces accusations. Il affirme avoir en sa possession un stock de 1200 mines antipersonnel qu'il entend garder à des fins de formation en déminage, comme c'est autorisé dans l'article de la Convention d'interdiction des mines antipersonnel.

" Etant un des plus récents pays à adhérer à la Convention d'interdiction des mines antipersonnel, nous lançons un appel au Burundi afin qu'il adhère aux obligations contenues dans cet important accord", a déclaré Madame Mary Wareham, Coordinatrice Générale de la Recherche à l' Observatoire des Mines.

  • M. Charles NDAYIZIGA, CENAP, Tél: + 257- 955 991 ou + 257- 24 76 75
  • Ms Marielle HALLEZ, ICBL/Observatoire des Mines, Tél. + 257- 247550 ou 24 75 51, e-mail: media -- icbl.org

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