HUMAN RIGHTS WATCH APPELLENT LES ETATS D’AFRIQUE DU NORD A INTERDIRE LES MINES ANTIPERSONNEL.
Communiqué de presse
Lundi, 25 janvier 1999
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Stephen Goose, Washington DC 1 202 371 6592 Mary Wareham, Hôtel Diplomat, 216 1 785 233
HUMAN RIGHTS WATCH APPELLENT LES ETATS D’AFRIQUE DU NORD A INTERDIRE LES MINES ANTIPERSONNEL.(Tunis, 25 janvier) A la veille de la conférence régionale sur les mines antipersonnel, Human Rights Watch appelle tous les pays de la région d’Afrique du nord à souternir le traité de 1997 interdisant les mines antipersonnel.
“L’Egypte, la Libye et le Maroc sont restés a l’écart du reste du monde dans l’interdiction de cette arme insidieuse” déclare Mary Wareham, conseiller principal pour la division Armes de Human Rights Watch.
“Actuellement 133 pays ont signé ce traité et il entrera en vigueur le 1 mars 1999 – plus rapidement au’aucun autre traité dans l’histoire de Droit. L’Afrique du nord devrait se joindre à ce mouvement sans délais.”
L’Afrique du nord est une région extrêmement minée: tous les pays de cette région sont affectés par les mines. L’Egypte, qui déclare souffrir de quelques vingt trois millions de mines terrestres encore présentes dans son sol, demeure aussi paradoxalement le seul pays producteur de mines antipersonnel du continent africain. Les mines terrestres de fabrication égyptienne ont été trouvées en Afghanistan, en Angola, en Erythrée, en Éthiopie, en Irak, au Rwanda et en Somalie. Toutes ces raisons ont amené la Campagne Internationale pour Interdire les Mines à choisir l’Egypte pour y tenir sa cinquième conférence internationale des ONG à la fin de 1999.
La Tunisie et l’Algerie sont les seuls pays de l’Afrique du nord a avoir signé le traité. Human Rights Watch appelle ces Etats à le ratifier et le transposer en droit interne le plus tôt possible. Aujourd’hui soixante pays ont ratifié le traité, dont la Jordanie, le Qatar et le Yémen dans la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord.
Mary Wareham appelle la Tunisie et l’Algérie à commencer la destruction de leurs stocks de mines antipersonnel, à accélérer leur programmes de déminage afin d’avoir détruit toutes les mines antipersonnel dans dix ans et à fournir une assistance aux survivants de mines antipersonnel. Elle appelle aussi ces pays à respecter les dispositions du traité qui demande qu’un rapport soit fait sur les mesures mises en oeuvre pour appliquer la Convention.
Si la majorité des pays de la région Afrique du Nord/Moyen Orient ont exprimé leur soutien à l’interdiction des mines dans un futur plus ou moins proche: l’Egypte, l’Iraq, l’Israel, la Libye et la Syrie y sont aujourd’hui réellement opposés. “Le problème des mines terrestres ne va pas disparaître tout seul” déclare Mary Wareham. “Ces Etats doivent interdire les mines antipersonnel maintenant” ajoute-t-elle.
Human Rights Watch est membre de la Campagne Internationale pour Interdire les Mines, Lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1997.
L’organisation est aussi le coordinateur de l’Observatoire des Mines, qui est une initiative de la Campagne Internationale pour Interdire les Mines.
L’Observatoire est un réseau d’information reposant sur des individus et des organisations qui a pour objectif d’évaluer la mise en oeuvre du Traité et la réponse globale à la crise engendrée par les mines antipersonnel. Le traité d’interdiction des mines de 1997 interdit toutes les mines antipersonnel, exige la destruction de tous les stocks quatre ans après l’Entrée en vigueur de la Convention pour l’Etat Partie, le déminage et la destruction des mines enfouies dans le sol au plus tard 10 ans après cette date et reclame des programmes intensifs d’assistance aux victimes.
Les deux journées de la conférence régionale sur les mines terrestres organisées par l’Observatoire des Transferts d’Armements (France) et l’Institut Arabe des Droits de l’Homme (Tunis). Pour plus d’informations consulter le dossier de Human Rights Watch: Le traité de l’interdiction des mines terrestres et le moyen orient et l’Afrique du nord, juillet 1998. (disponible en langue anglais et arabe).










