Home : News : Archive : Before_2001 : 2000/oct19fr
Printer Friendly VersionTell a friend about this page

Une Journee Pour Une Terre Sans Mines

« UNE JOURNEE POUR UNE TERRE SANS MINES »

AU PARLEMENT EUROPEEN LE 21 SEPTEMBRE 2000

COMPTE-RENDU

Organisée conjointement par la Campagne Internationale pour Interdire les Mines et par Mme Emma Bonino, Mme Marie-Arlette Carlotti, M. John Corrie et Mme Luisa Morgantini, Membres du Parlement Européen.

š š š š š

programme de la « journée pour une terre sans mines »

compte-rendu de la « journée pour une terre sans mines »

résumé de la conférence « le chemin vers une terre sans mines »

signez « l’appel pour une terre sans mines »

Programme

« UNE JOURNEE POUR UNE TERRE SANS MINES »

AU PARLEMENT EUROPEEN LE 21 SEPTEMBRE 2000

Organisée conjointement par la Campagne Internationale pour Interdire les Mines et par Mme Emma Bonino, Mme Marie-Arlette Carlotti, M. John Corrie et Mme Luisa Morgantini,

Membres du Parlement Européen.

10 h 00 : conférence de presse en salle de presse

  • Présentation des principales conclusions du rapport de l’Observatoire des Mines 2000, par Steve Goose, directeur en chef du rapport de l’Observatoire des mines et directeur-exécutif de la division armes de Human Rights Watch
  • « Nouvelles questions et défis futurs », par Richard Lloyd, coordinateur de Landmine Action UK
  • « Qu’attendons-nous de l’Union Européenne ? », par Sylvie Brigot, chargée de mission de Handicap International France

š š š š šA partir de 10 h 30 : signature de l’Appel Pour une Terre Sans Minesdans le hall du Parlement (face à l’hémicycle)

En présence de Jody Williams, co-prix Nobel de la Paix 1997

Song Kosal et Man Soukheum, victimes de mines du Cambodge

Sarany Diatta, victime de mines du Sénégal (Casamance)

š š š š š 15h : « Le chemin vers une terre sans mines » conférence en salle A3G3

Animée par Anne Capelle, de Handicap International Belgique

Ouverture de la conférence par Marie-Arlette Carlotti, membre du Parlement Européen, vice-présidente de l’Assemblée Paritaire ACP-UE

  • « Mise en œuvre et universalisation de la Convention : bilan et enjeux», par Jody Williams, Ambassadeur ICBL
  • « Assistance aux victimes : réalités et perspectives », par Luciano Loiacono, de Handicap International
  • « Déminage : réalités et perspectives », par Tim Carstairs, de Mines Advisory Group UK
  • « L’engagement de la Commission contre les mines », par Daniela Dicorrado, administrateur principal de l’unité des questions de sécurité, DG Relations Extérieures
  • « Le rôle du Parlement Européen, par Emma Bonino, membre de la Commission des Affaires Etrangères du Parlement Européen, rapporteur sur les mines antipersonnel, et Luisa Morgantini, membre de la Commission Développement du Parlement Européen, co-rapporteur sur les mines antipersonnel
  • « Le rôle du Conseil », par Niall Burgess, Unité de Planification de la Politique et d’Alerte Rapide (UPPAR) du Secrétariat du Conseil de l’Union.

Débat avec la salle

COMPTE-RENDU DE LA JOURNEE

« Une journée pour une terre sans mines », qui s’est déroulée le 21 septembre 2000 au Parlement Européen de Bruxelles, a été organisée par la Campagne Internationale pour Interdire les Mines (ICBL) et par quatre Membres du Parlement Européen, à savoir :

Mme Emma Bonino, membre de la Commission des Affaires Etrangères, rapporteur sur les mines antipersonnel,

Mme Marie-Arlette Carlotti, membre de la Commission Développement, vice présidente de l’Assemblée Paritaire ACP-UE,

  1. John Corrie, membre de la Commission Développement, président de l’Assemblée Paritaire ACP-UE,

Mme Luisa Morgantini, membre de la Commission Développement, co-rapporteur sur les mines antipersonnel.

Le but était de sensibiliser les parlementaires au problème des mines, et de relancer le débat sur les mines antipersonnel parmi les Membres du Parlement, de la Commission et du Conseil ainsi qu’au sein des ONG. Il s’agissait donc de réintroduire le débat au sein des institutions européennes, un mois avant le vote en session plénière le 25 octobre de la proposition de réglementation concernant l’action contre les mines.

Plusieurs représentants de l’ICBL étaient présents, dont des représentants des campagnes européennes française, belge, finlandaise, anglaise, allemande, autrichienne et italienne, ainsi que Jody Williams, qui est intervenue durant la conférence de l’après-midi, Song Kosal et Man Sokhoeurm, deux jeunes victimes de mines du Cambodge, et Sarany Diatta, jeune victime de mine du Sénégal (Casamance) ; la plupart revenaient de Genève où ils ont participé à la Deuxième Conférence des Etats Parties et de Paris où ils ont participé à la sixième pyramide de chaussures.

CONFERENCE DE PRESSE

Une conférence de presse a été organisée pendant la matinée. Steve Goose, éditeur en chef du rapport de l’Observatoire des mines et directeur de la division armes de Human Rights Watch, a présenté les principales conclusions du rapport 2000 de l’Observatoire des Mines, soulignant que si les grandes tendances de l’action contre les mines sont encourageantes, l’éradication complète des mines est encore loin d’être achevée. Il rappelle que si la Convention, signée par 138 pays et ratifiée par 107 pays, a entraîné une diminution considérable de la production, l’arrêt apparemment total des exportations de mines, la destruction de plus de 22 millions de mines dans 50 pays, et a permis une hausse des ressources consacrées au déminage et la réduction du nombre de victimes de mines, il n’en reste pas moins que 88 pays sont toujours gravement touchés par les mines et les engins non explosés, que de nouvelles victimes ont été identifiées dans 78 pays (souvent en situation de paix ) comme l’Afghanistan, le Cambodge et la Birmanie, et que des mines ont été utilisées dans vingt conflits, semble-t-il par certains signataires (Angola, Burundi, Soudan).

Richard Lloyd, coordinateur du Landmine Action UK, a insisté sur « la nécessité de définir clairement ce qui est interdit. » Il a déploré à cet égard que les mines anti-véhicules équipées de systèmes anti-manipulation, responsables d’explosions accidentelles, ne soient pas interdites par le Traité. Il a également rappelé que la Finlande n’a pas signé et que la Grèce n’a pas ratifié le Traité, que d’autres Etats n’ont pas encore adopté de lois qui l’intégreraient à la législation nationale, et que l’utilisation de mines dans le cadre d’opérations conjointes entre pays signataires et non-signataires est encore possible. La Campagne Internationale pour Interdire les Mines se réjouit de la décision de la Commission d’octroyer plus de fonds pour l’action contre les mines, mais Richard Lloyd estime que l’Union Européenne et ses Etats Membres ont « la responsabilité morale et politique » de faire beaucoup plus.

Enfin Sylvie Brigot, chargée de mission à Handicap International, a conclu en lançant un appel à l’Union Européenne pour qu’elle se positionne davantage comme un acteur politique que comme un simple contributeur, et pour qu’elle oeuvre véritablement à l’universalisation et à la mise en oeuvre du Traité.

SIGNATURE DE L’APPEL POUR UNE TERRE SANS MINES

A la suite de la conférence de presse, les participants ont été invités à signer en face de la salle plénière « l’appel pour une terre sans mines », texte qui scelle l’engagement du signataire à surveiller l’application de la Convention par les Etats Parties et son universalisation :

« Ma conviction profonde est que l’existence de mines susceptibles d’exploser à cause de la présence ou du contact avec une personne est moralement inacceptable. Je soutiens pleinement l’Appel pour une terre sans mines lancé par la Campagne Internationale pour interdire les mines, ainsi que la Convention sur l’Interdiction de l’Emploi, du Stockage, de la Production et du Transfert des Mines Antipersonnel et sur leur Destruction.En signant la Convention, les gouvernements se sont engagés à adopter officiellement (donc à ratifier) ce traité et à s’y conformer dans tous ces termes. Ceci inclut la participation à l’effort mondial de déminage et l’assistance aux victimes des mines.En signant l’Appel pour une terre sans mines, je m’engage à soutenir la Campagne Internationale pour interdire les mines, afin de s’assurer que les gouvernements tiennent leur promesse et de convaincre les pays réticents d’accéder à la Convention. »

Les quatre parlementaires organisateurs de l’événement ont inauguré les signatures, suivis des jeunes victimes de mines et de Jody Williams. Des lacets bleus étaient offerts à chaque signataire, symbole du soutien aux victimes de mines et de l’engagement à surveiller l’universalisation et la mise en oeuvre du Traité. Cet appel a permis de recueillir près de 400 signatures, et près d’un quart des parlementaires l’ont signé.

La conférence de l’après-midi, à laquelle plusieurs députés européens, membres et employés de la Commission, représentants de pays non-européens et d’ONG ont participé, a permis à ICBL de renouer des contacts significatifs au niveau européen et de faire part de ses attentes vis-à-vis de l’action contre les mines de l’Union Européenne. A présent les campagnes européennes doivent profiter de l’élan que l’organisation de cet événement a créé pour continuer leur action.

« LE CHEMIN VERS UNE TERRE SANS MINES » : RESUME

Ouverture de la conférence par Marie-Arlette Carlotti, Membre du Parlement Européen, vice-présidente de l’Assemblée Paritaire ACP-UE

Mme Carlotti remercie au nom de ses collègues la Campagne Internationale pour Interdire les Mines, pour le travail déjà effectué et pour celui qu’il reste à faire en vue d’une éradication totale des mines. Elle estime que cet événement est l’occasion de réintroduire le débat sur les mines antipersonnel au sein du Parlement Européen, d’autant plus que les parlementaires ont toujours montré leur engagement dans cette lutte. Il faut au sein de l’Union Européenne une réflexion sur les moyens de traduire le combat de la Campagne en termes politiques, par exemple en intégrant à l’acquis communautaire nécessaire à l’adhésion à l’Union Européenne la ratification du Traité, en faisant pression sur la Finlande, qui n’a pas signé, et la Grèce, qui n’a pas ratifié, en insistant sur la nécessité pour les Etats Membres d’adopter des mesures d’application nationales au Traité, ou encore en prenant des sanctions contre les producteurs de mines.

  • victimes de mines

« Ma présence ici aujourd’hui me donne l’occasion de rencontrer les parlementaires européens et de les appeler à oeuvrer en faveur de l’interdiction des mines antipersonnel », dit Song Kosal, originaire du Cambodge. Man Soukhoeurm, également du Cambodge, ajoute : « J’espère que vous allez nous aider à appeler l’ensemble des pays dans le monde à créer un monde sans mines. » Puis Sarany Diatta, jeune victime de mines du Sénégal (Casamance) qui a sauté sur une mine dans la cour de son école et raconte combien la rééducation a été difficile et douloureuse, conclut : « Je suis content de participer à cette lutte contre les mines antipersonnel. »

  • Jody Williams, ambassadeur ICBL : « Mise en œuvre et universalisation de la Convention : bilan et enjeux »

Jody Williams explique être présente non pour se complaire dans le succès, mais pour parler des problèmes et des défis auxquels la Campagne Internationale est encore confrontée. Les deux principales préoccupations de la Campagne sont l’universalisation et la mise en oeuvre du Traité : en ce qui concerne l’universalisation, un plan de quatre ans va être élaboré avec l’aide d’un comité regroupant des gouvernements, des membres de la Campagne, de l’UNICEF, du CICR... La Campagne a ainsi pour objectif de clore la partie politique de son action lors de la conférence de révision du Traité en 2004.

En ce qui concerne la mise en oeuvre du Traité, Jody Williams le répète, « Nous ne voulons pas que ce traité soit encore un exemple de l’inefficacité des lois internationales. » Et c’est pourquoi la Campagne a besoin de travailler en étroite coopération avec les gouvernements, qui ont différents moyens de négocier avec les gouvernements qui n’appliquent pas le Traité. Dans cette perspective, la Campagne se réjouit d’avoir entendu le Burundi inviter la communauté internationale à envoyer une mission d’observation dans le pays, car c’est la première fois qu’un pays prend une telle initiative. Jody Williams ajoute que les Membres du Parlement Européen peuvent aider les parlements d’autres Etats à mettre en oeuvre le Traité. Elle conclut en rappelant que l’Union Européenne a un rôle à jouer dans l’universalisation et la mise en œuvre du Traité.

  • Luciano Loiacono, de Handicap International France : « Assistance aux victimes : réalités et perspectives »

Luciano Loiacono présente les chiffres donnés par les chercheurs de l’Observatoire des Mines. En 1999 ils ont enregistré de nouvelles victimes de mines dans 78 pays. Si l’on considère que 23 autres pays ont enregistré des victimes de mines jusqu’en 1997, cela signifie qu’un pays sur deux dans le monde est touché par le problème des mines.

Même si grâce aux efforts renouvelés sur le terrain, on dénombre de moins en moins de victimes, leur nombre reste très élevé, d’autant plus que les chercheurs de l’Observatoire des Mines n’ont pas accès à toutes les informations dans certaines régions du monde. Si des pays comme le Mozambique, le Sénégal (Casamance) ou le Cambodge ont vu une baisse considérable du nombre de victimes (50 %), le Kosovo par contre est l’un des pays où l’on a enregistré de nouvelles victimes en 1999.

Les mines ont un effet durable et non-discriminant : 45 des 78 pays touchés par les mines ne sont pas en guerre, et dans la plupart des cas les victimes sont des civils (près de 100 % des victimes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord).

Que devons-nous faire pour aider les victimes ?

-lois nationales ou politiques nationales : elles ont été mises en œuvre dans seulement 31 des pays touchés par les mines. Ce domaine doit donc être développé.

-soins pré-hospitaliers : ces services existent dans seulement 21 pays.

-soins hospitaliers et réadaptation physique : la plupart du temps, on relève un problème d’accès géographique et financier à ces services (qui se trouvent en zone urbaine, alors que les victimes sont surtout en milieu rural).

-services de réintégration socioéconomique : ils n’existent pas dans la moitié des pays affectés par les mines.

Les enjeux de l’assistance aux victimes sont les suivants :

-la coopération internationale et la transparence dans le domaine de l’assistance aux victimes doivent être renforcées

-des efforts doivent être faits pour développer les capacités locales dans une perspective à long terme, de façon à ce que les pays affectés par les mines puissent prendre en charge eux-mêmes l’assistance aux victimes.

-il est important de ne pas marginaliser les autres victimes de guerre ou les personnes handicapées en général.

  • Tim Carstairs, de Mines Advisory Group UK : « Déminage : réalités et perspectives »

Le défi pour les organisations de déminage est de « sauver des vies et d’aider les gens à reconstruire leur vie concrètement et à long terme. » Dans cette perspective, deux choses sont nécessaires. Tout d’abord, il faut travailler au niveau de la communauté, de façon à récolter les bonnes informations, à viser non pas aux mines en elles-mêmes mais à l’impact de ces mines sur les populations, et de manière à accompagner les gens vers une réintégration sociale et économique ( « l’action contre les mines est d’habitude l’une des premières sources d’emplois après le conflit. »)

Il faut avoir des fonds pour cela, et ce n’est pas toujours le cas. Bien que les organisations de déminage fassent le maximum pour travailler dans le cadre des contraintes imposées par des ressources limitées, elles insistent sur la nécessité de coordonner les fonds et de les envoyer au bon endroit et à la bonne personne, mais aussi sur la nécessité d’assurer la continuité des ressources disponibles pour l’action contre les mines, car aujourd’hui la rupture qui existe lorsque l’on passe de financements de ECHO à ceux d’une autre DG peut avoir de graves conséquences sur les programmes de déminage.

Jody Williams donne l’exemple du programme d’action contre les mines au Kosovo, qui devrait atteindre ses objectifs dans quelques années seulement grâce aux énormes fonds et moyens investis, alors que le programme de déminage en Afghanistan a dû arrêter quelques mois à cause du manque de moyens. Elle rappelle également que la meilleure prévention contre les mines est la destruction des stocks en application du Traité, mais qu’il ne s’agit pas pour détruire les stocks de prendre sur les fonds destinés au déminage.

  • Emma Bonino, membre de la Commission des Affaires Etrangères du Parlement Européen, rapporteur sur les mines antipersonnel, et Luisa Morgantini, membre de la Commission Développement du Parlement Européen, co-rapporteur sur les mines antipersonnel : « Le rôle du Parlement Européen »

Pour répondre aux remarques précédentes, Mme Bonino admet la nécessité de créer une meilleure coordination entre ECHO et les autres DG de façon à ce que le passage de l’un à l’autre donneur se fasse rapidement et de manière efficace. Elle ajoute que la discrimination qui existe parfois entre certains pays bénéficiaires est due au manque d’argent. Ainsi l’une des mesures les plus importantes mais aussi l’une des plus difficiles pour se débarrasser des mines est d’augmenter les ressources.

C’est la raison pour laquelle le rapport sur la nouvelle résolution prévoit d’augmenter les fonds sur la période 2000-2006, tout en créant une distinction plus claire entre les trois lignes budgétaires, une pour le déminage et l’assistance aux victimes (créditée de 200 M Euro), une pour la recherche et une dernière pour les opérations urgentes de déminage humanitaire dans le cadre de ECHO, et ceci afin de simplifier le processus de décision. Le rapport propose également à la Commission d’insister sur la nécessité de détruire les stocks, en particulier en Ukraine et en Biélorussie, en utilisant par exemple les fonds des programmes PHARE et TACIS.

Mme Bonino continue : l’Union Européenne a un rôle politique à jouer en soulevant le problème de la signature et de la ratification du Traité dans toutes les délégations interparlementaires, pas seulement avec les pays candidats, mais aussi avec les pays ACP par exemple. Elle conclut : « La Campagne a prouvé que la meilleure façon de faire avancer les choses était de coordonner les actions de la société civile, des institutions et des gouvernements. »

Luisa Morgantini ajoute que l’Union Européenne devrait agir à deux niveaux : d’abord l’augmentation des ressources (notamment pour la réintégration socioéconomique), ensuite la pression politique afin que les Etats ratifient et mettent en œuvre le Traité. Elle rappelle que cette pression peut s’exercer sur la Finlande et la Grèce, mais aussi sur les pays qui ont des accords avec l’Union Européenne, comme la Turquie par exemple, pour que ces pays ratifient le Traité, mais que la pression peut également s’exercer sur les Etats Membres pour qu’ils augmentent leurs ressources.

  • Daniela Dicorrado, administrateur principal de l’unité des questions de sécurité, DG Relations Extérieures : « L’engagement de la Commission contre les mines »

Elle dit à propos de la Campagne : « Vous avez provoqué un mouvement mondial, et même nos Etats Membres ont réagi de façon absolument spectaculaire en permettant pour la première fois à la Commission de rassembler les informations sur l’action de chaque Etat Membre dans le domaine de l’action contre les mines. » La Commission a suivi ce mouvement en proposant cette nouvelle résolution, qui vise à fournir une base légale aux volontés du Parlement : une approche cohérente, prenant tous les besoins en considération, et répartissant au mieux les ressources. Après avoir énuméré les principaux points proposés par la nouvelle résolution, Mme Dicorrado conclut en évoquant une expérience qui a été lancée dans plusieurs pays des Balkans (Slovénie, Bosnie-Herzegovine, Croatie et bientôt Albanie), et qui prévoit de travailler et de répartir les fonds selon les besoins réels des communautés locales et des différents acteurs.

  • Niall Burgess, Unité Politique du Secrétariat du Conseil de l’Union : « Le rôle du Conseil ».

« Le problème des mines est un thème majeur et récurrent pour le Conseil des Ministres : ce thème est sujet de dialogue politique, d’actions concrètes, de façon régulière. » dit M. Burgess. Il note que cette conférence vient parfaitement s’inscrire dans les discussions actuelles au sein du Conseil sur la qualité de ses relations extérieures et sur la nécessité de se concentrer sur des mesures « modestes, réalisables et concrètes qui peuvent nous aider à acquérir une réelle efficacité. » En particulier le Conseil voudrait mieux faire coïncider les ressources disponibles et les objectifs de sa politique étrangère, en définissant de grandes orientations pour les ressources de la PESC. Il s’interroge : « Peut-on mieux utiliser le dialogue politique que nous avons institutionnalisé à différents niveaux pour obtenir des informations sur les mines ? [...] Peut-on mieux utiliser le dialogue politique de haut niveau pour aborder les questions liées à la paix et qui ont été soulevées ici ? »

M. Burgess estime que l’un des effets du Traité d’Ottawa a été l’ouverture du dialogue et l’intégration en politique de la discussion entre la société civile, les ONG et les gouvernements ; l’unité politique du Secrétariat du Conseil a amorcé une institutionnalisation de ces liens, et espère approfondir ce dialogue dans le cadre des débats actuels sur la PESC.

Conclusion par Anne Capelle.

Signez l’Appel pour une terre sans mines

Liste des parlementaires qui ont déjà signé l’Appel pour une terre sans mines

AGAG LONGO Alejandro, AINARDI Sylviane H., ALYSSANDRAKIS Konstantinos, ANDERSSON Jan, ANDREWS Niall, BANOTTI Mary Elizabeth, BAYROU François, BERENGUER FUSTER Luis, BERNIÉ Jean-Louis, BERTINOTTI Fausto, BODRATO Guido, BONINO Emma, BOUDJENAH Yasmine, BOUMEDIENE-THIERY Alima, BOWIS John, BREYER Hiltrud, BROK Elmar, BRUNETTA Renato, BUTEL Yves, BUTTIGLIONE Rocco, CAPPATO Marco, CARLOTTI Marie-Arlette, CARNERO GONZÁLEZ Carlos, CARRARO Massimo, CARRILHO Maria, CASACA Paulo, CASHMAN Michael, CAUDRON Gérard, CERDEIRA MORTERERO Carmen, CESARO Luigi, COHN-BENDIT Daniel Marc, COLLINS Gerard, CORBEY Dorette, CORRIE John Alexander, COSTA NEVES Carlos, DAMIÃO Elisa Maria, DARRAS Danielle, DE CLERCQ Willy C.E.H., DE ROSSA Proinsias, DE SARNEZ Marielle, DELLA VEDOVA Benedetto, DEPREZ Gérard M.J., DÉSIR Harlem, DEVA Nirj, DI LELLO FINUOLI Giuseppe, DOORN Bert, DUHAMEL Olivier, DUPUIS Olivier, EBNER Michl, ECHERER Raina A. Mercedes, ERIKSSON Marianne, ESCLOPÉ Alain, EVANS Robert J.E., FAVA Giovanni Claudio, FERREIRA Anne, FERRER Concepció, FIORI Francesco, FITZSIMONS James (Jim), FORD Glyn, FORMENTINI Marco, FRAGA ESTÉVEZ Carmen, FRAISSE Geneviève, FRASSONI Monica, GALLAGHER Pat the Cope, GEMELLI Vitaliano, GHILARDOTTI Fiorella, GOROSTIAGA ATXALANDABASO Koldo, GROSCH Mathieu J.H., GROSSETÊTE Françoise, HAGER Gerhard, HAUTALA Heidi Anneli,, HERZOG Philippe A.R., ISLER BÉGUIN Marie Anne, KAUFMANN Sylvia-Yvonne, KESSLER Margot, KNÖRR BORRÀS Gorka, KORAKAS Efstratios, LANNOYE Paul A.A.J.G., LIENEMANN Marie-Noëlle, LINKOHR Rolf, LIPIETZ Alain, LUDFORD Sarah Ann, MALMSTRÖM Cecilia, MANISCO Lucio, MANTOVANI Mario, MARKOV Helmuth, MARTENS Maria, MASTELLA Mario Clemente, MATHIEU Véronique, McAVAN Linda, McCARTIN John Joseph, McMILLAN-SCOTT Edward H.C., McNALLY Eryl Margaret, MEDINA ORTEGA Manuel, MEIJER Erik, MENDILUCE PEREIRO José María, MENNEA Pietro-Paolo, MONTFORT Elizabeth, MORGANTINI Luisa, MUSCARDINI Cristiana, NAIR Sami, NAPOLETANO Pasqualina, NAPOLITANO Giorgio, ONESTA Gérard, PACIOTTI Elena Ornella, PALACIO VALLELERSUNDI Ana, PEIJS Karla M.H., PITTELLA Giovanni, PODESTÀ Guido, RANDZIO-PLATH Christa, READ Imelda Mary, ROD Didier , ROTHE Mechtild, ROURE Martine, RÜHLE Heide, RUTELLI Francesco, SACRÉDEUS Lennart, SAIFI Tokia, SANDERS-TEN HOLTE Maria Johanna (Marieke), SAUQUILLO PÉREZ DEL ARCO Francisca, SBARBATI Luciana, SCALLON Dana Rosemary, SCHEELE Karin, SCHIERHUBER Agnes, SCHMID Herman, SCHROEDTER Elisabeth, SICHROVSKY Peter, SÖRENSEN Patsy, STENZEL Ursula, SUDRE Margie, SYLLA Fodé ,TANNOCK Charles, THEONAS Ioannis, THEORIN Maj Britt, THIELEMANS Freddy, THORNING-SCHMIDT Helle, THORS Astrid, TRENTIN Bruno, TURCHI Francesco, TURCO Maurizio, TURMES Claude, VALDIVIELSO DE CUÉ Jaime, VALENCIANO MARTÍNEZ-OROZCO María Elena, VAN BREMPT Kathleen, van den BERG Margrietus J., van den BOS Bob, van der LAAN Lousewies, VAN ORDEN Geoffrey, VANDER TAELEN Luckas, VATTIMO Gianni, VICECONTE Guido, VINCI Luigi, VOLCIC Demetrio, WEILER Barbara, WESTENDORP Y CABEZA Carlos, WHITEHEAD Phillip, WUORI Matti, WURTZ Francis, WYN Eurig, ZAPPALA Stefano, ZIMERAY François.

« Ma conviction profonde est que l’existence de mines susceptibles d’exploser à cause de la présence ou du contact avec une personne est moralement inacceptable. Je soutiens pleinement l’Appel pour une terre sans mines lancé par la Campagne Internationale pour interdire les mines, ainsi que la Convention sur l’Interdiction de l’Emploi, du Stockage, de la Production et du Transfert des Mines Antipersonnel et sur leur Destruction.En signant la Convention, les gouvernements se sont engagés à adopter officiellement (donc à ratifier) ce traité et à s’y conformer dans tous ces termes. Ceci inclut la participation à l’effort mondial de déminage et l’assistance aux victimes des mines.En signant l’Appel pour une terre sans mines, je m’engage à soutenir la Campagne Internationale pour interdire les mines, afin de s’assurer que les gouvernements tiennent leur promesse et de convaincre les pays réticents d’accéder à la Convention. »

Nom...........................................................................................................................................................

Fonction......................................................................................................................................................

Signature....................................................................................................................................................

A adresser à : Sylvie Brigot, Handicap International, 104-106 rue Oberkampf, 75011 PARIS

News